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Histoire de l'Etiopathie (3e partie)

Les différentes chirurgies non instrumentales

 

Pour comprendre l’évolution de la chirurgie non instrumentale à la fin du 19ème siècle, il faut connaitre la situation des institutions médicales de l’époque surtout aux Etats Unis considérés comme le nouveau monde, accueillant toute forme d’amélioration. Cette situation fait comprendre la possibilité extraordinaire qui s’offrait à la médecine manuelle pour se structurer et s’imposer définitivement en profitant du vide juridique laissé par la médecine magique institutionnelle, situation exceptionnelle que l’on peut probablement qualifier d’unique dans l’histoire moderne.

 

La médecine "manipulative", celle des rebouteurs, occupa spontanément les vides et un grand nombre d’entre eux, fuyant l’hostilité des pouvoirs publics à la solde des ordres inquisiteurs, quittèrent l’Europe et plus particulièrement la France pour exercer leurs talents Outre-Atlantique.

En exemple, Constance Fleurot, héritière de la dynastie des praticiens du Val-d’Ajol, a du s’expatrier à New York pour continuer à pratiquer un art riche de plusieurs siècles.

Cette situation extraordinaire a surtout permis l’éclosion de nouvelles formes de sciences issues du reboutement. C’est dans ce sillage que le « Doctor » D.D Palmer, épicier magnétiseur de son état, lança la chiropractie en 1895.

 

1- La famille D.D Palmer et la Chiropractie

 

C’est son état de magnétiseur, fort à la mode à cette période, qui servit de transition à l’avènement de la chiropractie. D.D. Palmer forma ce néologisme en 1895, à Davenport dans l’Etat d’Iowa. Du grec « Cheir », la main et « Praktkein », pratiquer, désigne la méthode consistant à remettre les vertèbres en place et obtenir par cette action tout le bénéfice thérapeutique que l’on pouvait attendre. Le « Toggle Recoil » devint en ce moment l’arme du chiropracteur. Il faut reconnaître cependant, que cette seule technique dont la paternité revient sans doute à DD Palmer (le père) et le perfectionnement à B.J. Palmer (le fils), par son utilité, sa spécificité et sa perfection, suffirait à assurer à ses auteurs un nom dans l’histoire de la chirurgie non instrumentale (c'est aussi une des techniques far de l'Etiopathie).

Qu’ils aient été d’une école ou d’une autre, les chiropracteurs sont tombés d’accord sur le concept de "subluxation", qui est le déplacement d’une vertèbre provoquant un pincement et une compression nerveuse ou autre, au niveau du trou de conjugaison.

 

Cette conception a pourtant le mérite d’être pragmatique, c'est-à-dire de rechercher une explication relativement en accord avec les phénomènes observés dans le traitement : réduction, déplacement, normalisation articulaire, disparition des phénomènes conséquents. Cette théorie que l’on peut juger mécanique et primaire a pourtant permis à la méthode de s’instituer et de fonctionner, ce qui constitue déjà un grand pas de franchi dans le cadre de l’évolution des méthodes traditionnelles. On sait que cette conception ne correspond en rien à l’explication étiopathique, ni quant à la nature de la lésion, ni quant aux différents mécanismes physiologiques qui entraînent à partir d’elle, des phénomènes pathologiques secondaires. La chiropractie a joué ainsi un rôle majeur dans l’implantation de la chirurgie non instrumentale. En dehors du fait qu’elle ait été la première à faire entrer dans la tradition écrite les techniques vertébrales, c’est à elle que l’on doit la vulgarisation dans le public de l’importance pathogénique des articulations vertébrales.

 

2- Andrew Taylor Still et l’Ostéopathie

 

Si cette technique est évoquée ici, c’est qu’elle est l’exemple même du « charlatanisme » le plus total dans l’art de guérir, qui a réussi à s’institutionnaliser, souligne Christian Trédaniel. L’historique de l’Ostéopathie et la vie de Still sont assez facile à reconstituer puisque il suffit de se référer à son autobiographie, la première publication qu’il a non pas écrite mais dictée en 1897, à l’âge de 79 ans, soit deux ans après la naissance de la chiropractie.

 

D’après Still, c’est le 22 juin 1874 à 10 heures que dieu lui est apparu pour lui révéler la « Nouvelle Science de Guérir » : l’Ostéopathie. Et pour qu’il n’y ait aucun doute sur la valeur de sa nouvelle science, Still précise l’origine divine de sa  médecine : « Soit dieu est dieu, soit il ne l’est pas. L’Ostéopathie est la loi de dieu et quiconque peut améliorer la loi de dieu est supérieur à dieu lui-même ». « dieu est le Père de l’Ostéopathie et je n’ai pas honte de l’enfant de Son esprit ». Still est donc sinon supérieur, tout au moins l’égal de Dieu. Il est à remarquer cependant que, quoique cette science soit extraordinaire et d’essence divine, le lecteur de « l’Autobiography » de Still ignore toujours au terme de ce livre ce qu’il en est de l’Ostéopathie, d’après Trédaniel.

 

 

 

Certes, la puissance de sa philosophie et les résultats extraordinaires qu’elle obtient ont été exposés, mais rien du tout sur ses moyens d’action. Comment procédait Still ? Voila une question à laquelle il est bien difficile de répondre. Ce qui pousse Christian Trédaniel à dire que, « le rôle de l’Ostéopathie dans l’avancement de la chirurgie non instrumentale est nul sur le plan théorique et quasi inexistant sur le plan pratique ». Tout juste peut-on lui accorder la description de quelques techniques déjà signalées pour la plupart par les gymnastes suédois ou par les chiropracteurs. Son seul mérite aura été de faire parler d’elle en tant que médecine manuelle.

 

3-  Christian Trédaniel et l’Etiopathie

 

La naissance de cette nouvelle discipline qui est l’étiopathie est en partie fortement liée au déclin du reboutement, un art thérapeutique traditionnelAprès des démêlés contre les autorités de l’époque, les rebouteurs des campagnes ne s’intéressaient plus qu’aux foulures, aux entorses et à l’application d’un petit nombre de techniques viscéralesA cette époque, seule une dizaine de chiropracteurs exercent en France et commencent à faire connaitre le rôle de la colonne vertébrale et de l’intérêt des ajustements manuels pratiqués sur celle-ci.

 

 

Les nombreux livres de vulgarisation d’André de Sambucy, médecin-rebouteux, contribuent par la suite à faire connaître auprès du public tout l’intérêt de la thérapeutique vertébrale, technique qui inspirera fort Christian Trédaniel dans ses recherches qui aboutiront à la découverte de l’étiopathie.

 

La rencontre entre les deux hommes a eu lieu à la suite d’un accident de sport de Christian Trédaniel qui lui laissa quelques séquelles. Ce dernier, après avoir consulté d’éminents spécialistes de l’époque, n’arrivait pas à se débarrasser de sa terrible sciatalgie provoquée par l’accident. Et c’est André de Sambucy, qu’il consultait en désespoir de cause, qui est parvenu à le soulager, après quelques séances d’élongations et de mobilisations vertébrales conformes aux techniques qu’il avait exhumées de l’héritage traditionnel (le reboutement), perfectionnées et codifiées.

 

 

 

A la suite de cette expérience, Trédaniel décide de se rapprocher d’avantage de Sambucy et participe à ses cours concernant la mécanique vertébrale et les techniques "manipulatives". Il y découvre un monde nouveau et acquiert la connaissance de l’importance d’un bon état structural pour le maintien de la santé. Le microbe n’était plus seul en cause, la structure apparaissait dans toute l’évidence de son rôle et il devenait naturel de suivre Sambucy qui consacrait sa vie aux méthodes visant à l’entretenir ou à la réparer.

 

Tout cela apportait à Christian Trédaniel les premiers éléments de recherche qui devaient le conduire quelques années plus tard à fonder l’étiopathiePendant ce temps, la chiropractie avait progressé en France. Mais Trédaniel avait appris l’existence aux Etats-Unis d’une école qui délivrait un enseignement rigoureux dans le domaine. En un mot, ce devait être un lieu d’apprentissage qui correspondait à ses aspirations. Car cet enseignement d’Outre-Atlantique pouvait être l’occasion de compléter ses connaissances et d’arriver rapidement au terme de sa recherche.

 

Cependant, bien vrai que la valeur intrinsèque des cours aux Etats Unis, précisément au National College de Chicago fut d’un bon niveau et le fait d’arriver à ce stade marquait un progrès remarquable, il apparu à Trédaniel que l’évolution de la chiropractie ne s’effectuait pas dans le sens de l’instauration d’une chirurgie non instrumentale telle qu’il le concevait.

L’absence d’une méthodologie propre comme l’absence de la prise en compte d’une causalité possible au niveau d’autres systèmes que le vertébral, entraînait l’ignorance de moyens techniques et limitait les objectifs.

Après un long séjour au National College, il poursuivit ses études à Indianapolis et fini par un cours post-gradué à la Palmer School. C’est d’ailleurs dans cet établissement qu’il acquit la technique du « Toggle Recoil », une excellente méthode de réduction et une des meilleures techniques d’information du ligament en possession.

 

De retour en France, Christian Trédaniel ouvrit un cabinet et commença les consultations des méthodes acquises aux Etats Unis. Au même moment, il restait également attentif à toutes les informations qui pouvaient lui parvenir des rebouteursChaque fois qu’un malade ou une connaissance lui signalait un résultat ou une pratique inconnue, il s’enquerra et tentait de connaitre les détails sur le cas signalé, son évolution et les techniques employées pour le résoudre. Chaque cas était considéré comme un fait d’expérience qu’il fallait une explication. 

Cette démarche lui a permit de comprendre beaucoup de phénomènes et de mettre au point de nouvelles techniques dont une manœuvre abdominale. En dehors de son exercice professionnel, il se consacrait entièrement à  la recherche épistémologique dans le but d’établir la théorie indispensable à la construction et à l’épanouissement d’une thérapie manuelle se présentant comme science. Et, après avoir pris conscience de l’efficacité du reboutement, Trédaniel décida alors de théoriser cette pratique de la chirurgie non-instrumentale, et lui donna un nom : l’Etiopathie, néologisme formé de deux racines grecques : « aitia », cause et « pathos », maladie, souffrance.

  

Grace à Christian Trédaniel, l’art du reboutement, resté oral, a su trouver enfin une vraie continuité à travers l’étiopathie, qui s’est développée parallèlement, aux côtés de la médecine traditionnelle et de la chirurgie instrumentale. 

Actuellement, l’étiopathie a assis la chirurgie non instrumentale en lui donnant une méthode claire sur laquelle repose sa recherche, son diagnostic, sa thérapeutique mais aussi son identité. 

 

 

 

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